terça-feira, 15 de dezembro de 2009

Libération

Apesar dos beijos e abraços na pessoa que dirige (?) o Brasil, Sarkozy tem planos de investimento em produção científica e técnica não sonhados por nossos supostos realistas. Vejam o detalhe: mais investimentos e menores despesas públicas. A receita, por aqui, não vale, como sabemos. E os planos do avião futuro? Jobim nem se dá conta... Enfim, da energia nuclear às pesquisas sobre Aids, tudo passa pelo incentivo financeiro às universidades, inclusive com a criação de novos campi. Por aqui, a pessoa que dirige (?) o Brasil disse, no início de seu primeiro governo (?) que investiria 4% do PIB em ciência e tecnologia. Apenas outra bravata, nada mais. Boa leitura e fiquem mesmo com inveja dos franceses. Eles sabem o que fazem. Aqui...
RR

Politiques 14/12/2009 à 12h20 (mise à jour à 13h18)

Sarkozy: «Nous voulons les meilleures universités du monde»


Enseignement supérieur et formation, recherche, industrie et PME, numérique, développement durable: le chef de l'Etat a détaillé ce matin les orientations du grand emprunt, qu'il a chiffré à 35 milliards d'euros de financements publics. Les principales annonces.


Par LAURE EQUY, MARIE PIQUEMAL

Etrennes avant l’heure. Nicolas Sarkozy dévoilait les domaines d'affectation du grand emprunt, sur la base du rapport remis par la commission Alain Juppé-Michel Rocard. Une enveloppe globale de 35 milliards d’euros de financements publics, qui devrait générer, selon le président de la République, quelque 60 milliards, au total, d'investissements publics et privés.

«Investissement», mot clé, ce lundi matin, répété par le chef de l’Etat qui a déploré la «faute» commise par ses prédécesseurs, d’avoir «constamment sacrifié l’investissement». Mais anticipant les critiques sur le risque d’un alourdissement du déficit, déjà record, de la France – «ceux qui me reprochent aujourd’hui les déficits, indiquaient il y a huit mois que le plan de relance était insuffisant, pas à la hauteur» –, Sarkozy a annoncé parallèllement sa volonté de soumettre à un régime strict Etat et collectivités territoriales, convoquant une conférence sur le sujet, dès janvier.

Enseignement supérieur et formation: 11 milliards

A côté du plan campus (5 milliards d’euros) destiné à rénover le parc immobilier, il y aura une autre enveloppe dans le cadre du grand emprunt consacré à tout «l’immatériel», comme le recrutement des meilleurs chercheurs. «Nous avons un objectif: avoir les meilleures universités du monde», ambitionne Sarkozy. Et ce via la création d’une «dizaine de campus d’excellence avec les moyens, la taille critique pour rivaliser avec les universités mondiales».

Le chef de l’Etat entend aussi se servir du futur emprunt pour «développer l’apprentissage» et promet d’affecter 500 millions d’euros pour améliorer l’hébergement des jeunes, rénover les établissements, les équiper… «Nous allons créer 20.000 places supplémentaires dans les internats d’excellence», a t-il aussi annoncé.

Dernier chantier symbolique de ce premier volet: «un gigantesque campus» à Saclay (Yvelines) «regroupant sur un seul site les écoles de Paris Tech aujourd’hui dispersées dans la capitale, ainsi que l’Ecole centrale de Paris, l’Ecole normale de Cachan et l’Université Paris XI». Pour une facture d’un milliard d’euros.

8 milliards pour la recherche

Selon Sarkozy, la recherche française pèche par «la dispersion des efforts et le cloisonnement trop fréquent avec le monde économique». Le président de la République veut donc «muscler les pôles de compétitivité», et se fixe deux priorités: les biotechnologies et les nanotechnologies. Deux milliards et demi d’euros seront ainsi consacrés à la recherche sur le cancer, les maladies génétiques, Alzheimer et le sida. Par ailleurs, un appel d’offres devrait être lancé, en 2010, pour sélectionner cinq sites pour des «projets d’instituts hospitalo-universitaires», se concentrant sur un chantier scientifique «cohérent». Pour éviter le saupoudrage, il s’agit, explique Sarkozy, de «concentrer des moyens très importants sur un petit nombre d’équipes».

6,5 milliards à l’industrie et aux PME

Soupir de Sarkozy devant sa fiche «participation des exportations françaises dans la zone euro»: «-20% au cours des dix dernières années. (...) Nous avons perdu des parts de marché, chez nos voisins européens, nos amis», se lamente-t-il. Tout en se tressant des lauriers : «Depuis 2007, il y a eu un effort massif pour l’industrie.»

Parmi les grands projets auxquels rêve le chef de l’Etat, il y a la construction navale, «l’avion du futur», la «préparation d’Ariane 6», le ferroviaire, etc. Une enveloppe d’un milliard d’euros est aussi réservée aux conclusions des Etats généraux de l’Industrie, annoncés par Christian Estrosi, qui s'achèveront début 2010.

Le numérique récolte 4,5 milliards

Outre la conversion de l’ensemble du territoire au haut-débit – un plan pour réaliser ce «saut technologique» sera révélé dans les prochains jours –, Sarkozy entend passer à la machine numérique une bonne partie du patrimoine culturel. Allusion au débat controversé qui agite actuellement la classe politique : «Ça aussi, c’est un problème d’identité» nationale, lâche-t-il. Contenus des musées, des bibliothèques, patrimoine cinématographique: 750 millions d’euros doivent être consacrés à leur numérisation.

5 milliards pour le développement durable

Aux 5 milliards consacrés au développement durable, s’ajoutent les 7 milliards d’investissements prévus dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Avec ces fonds, Sarkozy veut poser la politique énergétique sur deux piliers. D’une part, il veut «le développement des réacteurs nucléaires de 4e génération qui recycleront l’uranium et le plutonium et produiront beaucoup moins de déchets» (un milliard d’euros). De l’autre, il confie une enveloppe de 2,5 milliards d’euros à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) «qui sélectionnera les meilleurs projets présentés par les laboratoires dédiés aux énergies renouvelables, à l’Institut français du pétrole, au CNRS, dans les universités ou au CEA».

Arguant que le commissariat à l’Energie atomique est aussi numéro un de la recherche «dans le domaine solaire, des biocarburants ou le stockage d’énergie», Sarkozy veut mettre l’accent sur la recherche pour les «autres énergies décarbonnées». Le CEA devrait ainsi être rebaptisé «commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives».

«Plus d’investissements, moins de dépenses»

Refusant de cantonner «ce grand plan d’investissement» à «un plan de relance bis», et de le justifier seulement par le contexte économique actuel – «il n’y aurait pas eu la crise, il aurait fallu ce grand plan» –, Sarkozy veut donc voir grand. Et à long terme, prévoyant des retombées pour «les 20 à 30 ans à venir». Citant les impulsions données par ses prédécesseurs au «plan électro-nucléaire» (De Gaulle) ou à la mise en place des TGV, lui ambitionne de prendre le «virage de la croissance durable et des énergies renouvelables».

Mais s’il compte mettre le paquet sur ces cinq chantiers «stratégiques», le Président pose cette équation: «Plus d’investissements publics et moins de dépenses courantes.» Ces deux postes seront d’ailleurs distincts, précise-t-il, et un comité de surveillance, co-présidé par les ex-Premiers ministres, Alain Juppé et Michel Rocard, sera chargé du «suivi et de l’évaluation» des grands projets. Pour limiter le train de vie de l’Etat et des collectivités locales – en majorité dirigées par la gauche –, Sarkozy appelle à «dépenser moins et à dépenser mieux». Le gouvernement, a-t-il enfin annoncé, organisera en janvier une conférence réunissant l’Etat, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale pour définir une méthode visant à «sortir de la spirale des déficits et de l’endettement». Les conclusions seront attendues au printemps.